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Vous voyez la photo de Jenny et de Jessica, je les ai rencontrées ainsi que leurs parents il y a huit ans , ils vivaient avec d’autres personnes de leur famille , ils étaient neuf en tout , dans une piéce de huit à dix m2 .
En 2007 ils avaient amélioré leur conditions de vie ils habitaient, les parents et les deux fillettes , dans une pièce de … trois m2 , le soir ils descendaient le matelas logé sur un rayon sous le plafond afin de dormir dans ce qui ressemblait plus à une niche qu’à un appartement.
Aujourd’hui , grâce à l’association « les amis de Jenny et Jessica »ils sont propriétaire d’une petite maison sur un terrain de trente m2,quel bonheur pour eux mais aussi quelle satisfaction pour toutes celles et tous ceux qui, comme vous, ont participé d’une façon ou d’une autre , à cette construction.
Si vous voulez bien , je vais vous expliquer comment cette association a vu le jour , c’est une longue histoire dans le temps puisqu’elle a débuté il y a cinquante , en 1957 je suis parti à l’armée dans le cadre du service obligatoire , j’ai souhaité effectuer mon séjour à Madagascar et ça a fort bien fonctionné puisque le 18 avril 1958 je débarquai dans le port de Tamatave au nord-est de l’île.
J’ai séjourné à Antsirabé presque deux ans puisque je suis rentré en France en décembre 1959 , durant ce séjour j’ai eu largement le temps d’apprécier la gentillesse de ce peuple et j’ai lié avec beaucoup d’entre eux de solides amitiés .
Lorsque l’on connaît Madagascar on a toujours envie d’y retourner , nous y avons effectué un voyage touristique avec quelques amis accompagné de nos épouses en 1989 , trente ans plus tard ! quelle amère déception de voir a quel point la misère c’était installée là ou il y avait certe une grande pauvreté mais des scènes comme celle que l’on découvre sur cette photo ou toute une famille cherche sa nourriture dans une benne à ordure n’existaient pas .
C’est donc à l’occasion de ce voyage que j’ai pris la décision d’essayer d ‘aider quelques unes de ces familles mais il aura fallu encore huit ans pour que ce projet mûrisse et que las de ne pas voir une opportunité se profiler je décide de me jeter à l’eau et que grâce au soutient de Nelly et de Clarice ,mes deux jeunes et sympatiques collaboratrices , je dépose les statuts de l ‘association à la préfecture de Valence.
En allant faire quelques chantiers ici ou là , grâce aux chèques emploi service, j’ai pu réunir assez d’argent pour effectuer deux voyages cette année afin de rencontrer les différents contacts que j’avais sur place ainsi que des responsables d’associations qui ont une expérience de terrain .
J’ai pu également , non sans peine , retrouver Jenny Jessica et leur parents qui vivaient dans les conditions que j’ai évoquées , dans un quartier que l’on appelle 67 hectares , c’est à dire 67 hectares de misère .
Germain Emillienne , les parents des deux petites , disposaient d’un terrain famillial de trente m2 , c’est sur cet emplacemrnt que nous avons financé la construction de la maison.
Au mois d’octobre j’ai effectué mon deuxième séjour accompagné de mon petit fils Alexandre , nous avons rencontré nos amis sur place et grâce à Lucie nous avons pu louer un terrain qui est maintnant cultivé par quatre familles qui vivent vraiment dans une très grande misère ,en voilà quelques uns qui vont enfin pouvoir se nourrir plus normalement , au moins manger à leur faim une partie de l’année et puis dès que nous aurons un peu d’argent je pense que nous trouverons une rizière à louer ; en tous cas eux aussi sont infiniment reconnaissants envers vous tous de ce secours inespèré .
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